Mais que faire pour prévenir les TMS dans l’entrepôt ?

8min lecture 06/12/2022

Dans le secteur de la logistique, les risques de développer des troubles musculo-squelettiques, ou TMS sont nombreux. Ils représentent une grande part des accidents du travail en entrepôt.  

Alors, que faire pour prévenir les TMS dans l’entrepôt ? Rassurez-vous, il existe de nombreux moyens de les éviter, et de rendre le travail de vos opérateurs moins contraignant. Zoom sur les mesures de prévention des TMS

 

Qu’est-ce qu’un TMS, ou trouble musculo-squelettique ?

 

Les TMS sont des pathologies pouvant toucher les articulations, les tendons, ou encore les muscles. Il peut s’agit de troubles physiques comme mécaniques. Un trouble musculo-squelettique peut s’installer à la suite de sollicitations intensives de certaines parties du corps dans la durée. Les mouvements répétitifs, les chocs, et les mauvaises postures sont également des causes fréquentes. 

 

Dans le secteur du transport et de la logistique, les TMS représenteraient 95 % des maladies professionnelles d’après l’Assurance Maladie. Les TMS les plus fréquents sont : 

 

  • le syndrome du canal carpien au poignet, dans 38 % des cas ;
  • le syndrome de la coiffe des rotateurs à l’épaule, dans 30 % des cas ;
  • l’épicondylite latérale au coude, dans 22 % des cas ;
  • les lombalgies (douleurs intenses au niveau des vertèbres lombaires) dans 7 % des cas.

 

Les membres inférieurs sont moins concernés par les troubles musculo-squelettiques. L’hygroma ou bursite du genou (inflammation des bourses séreuses localisées en avant de la rotule) est le plus connu, et représente seulement 2 % des TMS. 

 

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Les clés pour prévenir les TMS en entrepôt

 

Mais que faire pour prévenir les TMS dans l’entrepôt ? Afin d’éviter l’apparition des TMS chez les opérateurs, en tant qu’employeur, vous devez prendre des mesures de prévention. Dépister les situations de travail à risque, les corriger, adapter l’environnement de travail, ou former les opérateurs sont autant de clés permettant de prévenir ces troubles. 

 

Analyser les risques inhérents à votre entrepôt et les cartographier

 

Certaines zones sont plus sensibles que d’autres aux risques d’incidents au sein d’un entrepôt. Le premier point pour prévenir les risques de TMS en entrepôt est donc d’identifier les postes de travail les plus concernés

 

Certaines phases de préparation de commandes, comme la palettisation ou l’emballage, sont plus contraignantes physiquement. Observez le niveau de risque de TMS de chaque poste de travail afin d’obtenir une cartographie ergonomique globale. Cela vous permettra de hiérarchiser les différents postes de l’entrepôt dans le but de prioriser leur amélioration.

 

Fournir aux opérateurs le matériel de manutention adapté

 

Au sein d’un entrepôt, les opérateurs peuvent être amenés à manipuler un certain nombre de charges. Outre les risques d’ordre biomécanique dus au port de charges, les chutes d’objets ne sont pas à exclure et constituent un risque supplémentaire. Munir les opérateurs du bon matériel de manutention permet de limiter ces risques.

 

Chariots à niveau constant ou à hauteur variable, transpalettes, diables anti-TMS, ou encore rolls : il existe une multitude de solutions permettant d’alléger la charge pour les opérateurs en entrepôt. Ce matériel de manutention est de plus conçu pour assurer leur sécurité, et limite ainsi le risque d’accident au quotidien.

 

Optimiser le poste d’emballage des opérateurs

 

Un poste d’emballage bien aménagé est essentiel pour prévenir les TMS. Cela permet d’améliorer l’efficacité des opérateurs, mais également l’ergonomie du poste d’emballage. Il convient donc de déterminer la place des outils selon leur fréquence d’utilisation.  

 

Le préparateur doit notamment garder à portée de main les emballages, l’étiqueteuse, l’adhésif, les éventuels matériaux de calage, ou encore la poubelle. D’autres outils peuvent être utilisés au quotidien, mais moins fréquemment. Les recharges d’adhésifs ou les crayons doivent par exemple être placés à proximité de l’opérateur, sans empiéter sur son poste de travail. Enfin, les outils utilisés occasionnellement, comme le cutter, ou des formats d’emballage moins employés, sont à garder sur l’aire de travail de l’opérateur

 

Munir les postes en station debout du bon matériel

 

La station debout prolongée fait partie des postures contraignantes physiquement. Résultat ? Les opérateurs peuvent finir par ressentir des douleurs musculaires et articulaires, en particulier au niveau des membres inférieurs. 

 

Une étude de l’INRS a révélé que près de la moitié des manutentionnaires travaillent en station debout plus de 20 h/semaine. Afin de la rendre moins pénible pour vos opérateurs, il est possible de munir les postes de tapis anti-fatigue. Cet équipement permet une répartition uniforme du poids entre les deux pieds. Le confort musculo-squelettique des opérateurs est ainsi amélioré. Le tabouret assis-debout est également une solution pour prévenir les TMS. L’objectif est de limiter la station debout prolongée de vos employés.

 

Faire l’acquisition de machines d’emballage qui limitent les TMS

 

Dans un entrepôt, il n’est pas rare qu’un nombre significatif de palettes et de colis aient besoin d’être cerclés ou filmés. Effectuées de manière manuelle, ces opérations représentent un risque de TMS en raison des gestes et postures des opérateurs

 

Il est possible de prévenir ce risque en faisant l’acquisition de machines d’emballage adaptées. Munissez votre entrepôt de banderoleuses automatiques pour la palettisation : cela vous fera gagner du temps, et réduira les tâches difficiles et répétitives pour vos employés. Pour prévenir les risques de TMS liés au cerclage logistique, équipez-vous également d’une cercleuse automatique. Ces machines sont optimales pour accélérer la chaîne d’emballage, et éviter la sollicitation du dos et des épaules des opérateurs

 

Mettre en place une surveillance médicale

 

En entrepôt, les métiers sont généralement physiques, et peuvent mettre à mal la santé des opérateurs lorsque les postes ne sont pas adaptés. Il est indispensable de mettre en place des visites médicales régulières afin qu’un médecin puisse vérifier l’état de santé des employés. 

Selon le site du Service Public, tous les salariés doivent réaliser une visite d’information et de prévention (Vip) dans un délai de 3 mois à partir de leur prise de fonction. La période maximale entre deux visites médicales est de 5 ans. Elle peut être ramenée à 3 ans dans certains cas, notamment pour les salariés exposés à des risques professionnels ou ayant des conditions de travail spécifiques. 

 

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Proposer des formations anti-TMS aux opérateurs 

 

Limiter le risque de troubles musculo-squelettiques passe aussi par la formation aux gestes et bonnes pratiques en entrepôt. En effet, les TMS étant souvent le résultat de mauvaises postures, de sollicitations intensives ou encore d’une mauvaise utilisation des outils de travail, se former est l’une des clés essentielles. Vous pouvez notamment proposer à vos opérateurs les deux formations assurées par RAJA conçues pour améliorer les conditions et la qualité de vie du travail, à savoir : 

 

  • La formation Réveil Musculaire dont l’objectif est de connaître les troubles et les douleurs liés à votre secteur d’activité, et de réussir à mettre en place un échauffement musculaire adapté aux conditions de travail de vos opérateurs.
  • La formation Gestes et Postures dont le contenu permet de prévenir les risques d’apparition de maladies professionnelles et d’accidents du travail, de se former sur les principes d’ergonomie sur les postes de travail de l’entrepôt et sur les réflexes et gestes à adopter dans la manipulation de charges.

 

Vous souhaitez en apprendre davantage pour limiter tout risque de troubles musculo-squelettiques au sein de votre entrepôt ? Consultez notre guide complet pour détecter et prévenir les TMS disponible sur notre site. N’hésitez pas également à consulter notre article sur les technologies d’avenir pour réduire les TMS dans les entrepôts

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